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MME CHRISTIANE FAURE

Christiane Faure, une femme courageuse, généreuse et passionnée

Professeure de lettres au lycée de jeunes filles d’Oran en 1942, profondément choquée par la promulgation par l’État français des lois antijuives, Christiane Faure, belle-sœur d’Albert Camus, organise des cours clandestins pour ses élèves juives exclues du lycée.

Elle intègre le gouvernement provisoire d’Alger puis, regagne la France en 1944. Elle devient alors, au sein du ministère de l’éducation nationale, responsable du tout nouveau bureau de l’éducation populaire.

Ce mouvement d’émancipation, destiné aux adultes, veut donner au plus grand nombre l’accès à l’analyse politique, avec une conviction : la démocratie, ça s’apprend et ça s’enseigne.

 

La vie de Mme Christiane Faure

Christiane Faure (1908-1998) a été l'instigatrice des politiques culturelles d’éducation populaire au sortir de la seconde guerre mondiale en France.

Elle obtient la première partie du certificat d’aptitude à l’enseignement secondaire en 1931 à Constantine en Algérie, et la seconde l'année suivante à l’école normale supérieure de Paris. Elle enseigne ensuite les lettres modernes dans un lycée de jeunes filles à Oran (Algérie). Elle résiste à l'application des lois portant statut des juifs en France, et enseigne clandestinement à son domicile.

En 1944, elle entre dans le cabinet du ministre de l'éducation du gouvernement provisoire, Renée Capitant, et de son directeur, Jean Guéhenno. Elle prend la direction de l'éducation populaire et des mouvements de jeunesse, et recrute les 18 premiers instructeurs nationaux d'éducation populaire de ce ministère. À la suite de la fusion de cette direction avec la direction de l'éducation physique et des activités sportives pour créer une direction générale de la jeunesse et des sports, elle demande à rentrer en Algérie, où elle prend la direction de l'éducation populaire non rattachée aux sports.

Elle revient en métropole en 1960, mais le rattachement de l'éducation populaire au ministère des affaires culturelles ne se fait pas. Elle prend sa retraite en 1973, et est faite officier de la Légion d’honneur la même année. Elle décède en 1998.

 

Le choix de porter son nom depuis 2015

La fusion de deux centres sociaux rochelais donne naissance au centre social et culturel Christiane Faure. L’association porte le nom de cette grande dame depuis le 1er janvier 2015. 

C’est à la suite d’une conférence gesticulée de M. Franck Lepage présentant une rencontre avec Mme Christiane Faure qu’a émergé l’idée de porter le nom de la première directrice de l’éducation populaire en France. Son œuvre, son engagement et ses combats inspirent bénévoles et professionnels au quotidien. 

L’association change d’appellation le 1er janvier 2024 pour devenir La fabrique du lien social Christiane Faure.

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LIVRET

sur Christiane Faure

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MÉMOIRE préparé et soutenu
par Thomas Cornu.

 

École d'Histoire de La Sorbonne

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